MERCI DE LAISSER VOS COMMENTAIRES

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                A VOUS DE JOUER 

 

Et maintenant à vous de jouer !

Vous pouvez me solliciter.

Depuis un an vous me lisez

De commentaires, vous m’honorez.

 

Avez-vous envie de danser ?
Ou des amours à déclarer

Souhaitez- vous  le faire en rimant

Par les mots sucrés des amants.

 

Voulez vous écrire la beauté

Que dans votre cœur, vous portez

Voulez vous venir partager

Vos émotions et vos secrets.

 

Je reste là, tout à côté

Si vous voulez, vous faire aider

Si vous avez besoin de moi

Je suis là, je vous tends les bras

 

Ensemble, nous pouvons voler

Vers vos désirs et vos regrets

Laisser moi une adresse E-mail

Pour que la poésie soit belle

 

Jackygodin@hotmail.fr




EDELWEISS

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 EDELWEISS

 

Les fruits de l’hiver sont les promesses du printemps

Ils sont là, vivants sous la neige et impatients

La dure saison du froid, n’est jamais la dernière

Même si dans la lumière, elle n’est pas la première.

 

L’exaltation est là, maquillée par le givre.

Il faut un peu de temps pour qu’elle s’en délivre

C’est une symphonie à chaque fois « renaissance »

Qui vient nous éveiller et enivrer nos sens.

 

Le nouvel opéra commence par les oiseaux

Quelques notes alléchantes, un jour où il fait beau

Et puis éparpillés par un savant hasard

Les parfums du matin donnent un nouveau départ

 

Les bourgeons dessinés sortent de leurs berceaux

Pour peindre des fleurettes sur des arbres si beaux

Là, les couleurs exultent au fond de nos regards

Les senteurs magnifiques réinventent l’espoir

 

J’ai cru pendant l’hiver que tout finissait là

Mais à chaque printemps,  j’ai oublié tout ça.

L’edelweiss hivernal a poussé sur la glace

Ainsi en nos mémoires la vie garde sa place.

 

Si mes mots en vos cœurs raisonnent comme des saisons

Sachez que leurs idées chantent au moins sur deux tons

Je parle de l’hiver et de printemps heureux

Mais aussi des mystères qui tapissent les cieux

 

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LE REVE DE JANUS

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Dans la mythologie romaine, Janus est un dieu à une tête mais deux visages opposés, gardien des passages et des croisements, divinité du changement,

 

Le rêve de JANUS

C’était il y a neuf cent milliards d’années

Nous aimions nous regarder de côté

Nous étions un seul  être « d’éternité »

Nos corps et nous âmes étaient accolés

 

Puis le temps s’est écoulé  doucement

A quinze milliards d’années vers l’avant

« Ce » que nous étions s’est pulvérisé

De cette explosion, l’univers est né.

 

A dix milliards de nos années

La terre est venue se former

Mais c’est à trois milliards d’ici

Que dans l’eau apparut la vie

 

L’homme est venu  te rechercher

A seulement trois millions d’années

Il a erré pendant tout ce temps

Dans l’obscurité, comme un enfant

 

Enfin, il y a cinq mille ans

Il est devenu humain vraiment

C’est en créant dans tous les arts

Qu’il a émergé du cauchemar

 

En un siècle la modernité

Tous les deux, nous a enfantés

Ce jour, à Paris, à midi

Nous nous sommes retrouvés unis

 

Nous pouvons nous regarder en face

Se séparer, des deux côtés d’une glace

Mais je n’oublierai plus jamais

De quelle nature nous étions faits

 

Le mystère, c’est que je me souviens

De chaque seconde sur ce long chemin

Le miracle c’est de mourir souvent

Et de t’aimer éternellement




TOUTES LES FEMMES

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TOUTES LES FEMMES

 

Déjà tout petit à la maternelle

Je m’intéressais fréquemment à elles

J’aimais leurs gestes et leurs déplacements

Leurs visages et leurs grands yeux brillants.

 

Je les trouvais subtiles et déroutantes.

Et le plus souvent très intelligentes

J’ai conservé de ma petite enfance

Le plaisir d’admirer leur élégance.

 

J’ai eu la chance quelques années plus tard

De les aider à porter l’étendard

Les idées de notre génération

Les invitaient à leur libération

 

J’ai appris à me taire pour écouter

Ce qu’elles avaient longtemps dissimulé

La parole, enfin retrouvée, vivait

Et elles en usaient, même à l’imparfait.

 

J’ai croisé après ces événements

Des filles, des femmes, et même des Mamans

J’ai appris simplement en écoutant

Qu’elles voudraient vivre, dans un monde moins violent.

 

Je serai  toujours là et vigilant

Pour me battre, avec elles, à tous les temps

Contre les violeurs de leurs sentiments

Les ordonnateurs de Burkka choquants.

 

Je serai avec vous dans toutes les vies

Comme le chevalier de vos contes de nuit

Je dépose à vos pieds tout ce que je sais

Pour bâtir, ensemble, un monde de paix.

 

 

 

 

 

IMAGE DE CRIS ORTEGA




LES ROIS MAGES

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Les rois mages et l’épiphanie

 

Quand je suis un homme, je ne crois en rien

Si ce n’est, en l’amour, de quelques-uns

Mais quand je deviens poète, c’est la fête

La beauté «  improbable »  est dans ma tête.

 

En « famille » nous avons mangé la galette

Un après midi,  chez notre amie, Huguette

C’est un lieu ou la poésie sourit

Ou l’on écoute, ce que l’autre nous dit.

 

Là, il faut intuitivement regarder

Ce qui n’est pas si facilement  montré

Il se passe toujours quelque chose

Quand les vers s’en vont vers la prose.

 

Ce jour là, les rois mages étaient dehors

Tout  près de nous, dans le décor

Oui ! Je sais le soleil n’était pas à l’est

Ce jour là, il venait, tout à fait, de l’ouest.

 

Pourtant, à l’ombre du seigneur Phoebus

On voit clairement quatre petites puces.

Certains diront, c’est un reflet !

Ca les arrange et c’est parfait !

 

Le fantastique est toujours près de nous

Il faut un œil et le cœur un peu fou

Des enfants et des artistes mendiants

Pour voir l’irréel  et nos sentiments

 

Alors ! Bonne année à  Huguette !

Reste un peu derrière ta fenêtre !

Les cieux ont tant à nous conter

Qu’il faut penser à en rêver

 

 

 

 

 




L’AGE D’OR HOLLANDAIS

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Ce dimanche matin, j'ai découvert la peinture hollandaise

avec un oeil neuf !

Voilà ce que cette exposition m'a inspiré ! 

 

L’AGE D’OR HOLLANDAIS

 

L’école du Nord, c’est la lumière !

De Rembrandt au peintre Vermeer

La luminosité du réel

Pour une sensualité plus belle

 

La perfection figurative

Vers une émotion intuitive

La profondeur au sens divin

Ombres  et clartés de l’être humain

 

Voir le reniement de Saint pierre

C’est ça l’école de la lumière

En un seul  tableau, tout est dit

L’auteur peut mourir assouvit

 

Puis,  devant la lettre d’amour

Tenue trois cent ans, tous les jours

La vie  et la simplicité

Pour fixer  l’immortalité.

Moi, qui ne crois, en presque rien

Après ça ! Je deviens serein

Les artistes de l’école du nord

Maîtrisaient l’envers du décor.

 

Au dix septième siècle en Hollande

Les génies erraient sur la lande

Jamais ils n’ont été si prêts

Du chef d’œuvre,  absolu, parfait !

 

 

 

 

 




LA VIE D’ARTISTE

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La vie d’artiste !

C’est  apprendre à vivre autrement

Apprivoiser ses sentiments

Accepter toutes ses colères

Rebâtir sur de l’éphémère.

 

Ne jamais vraiment réfléchir

Ressentir par de grands soupirs

Laisser tout l’espace au plaisir

Le chercher jusqu’au déplaisir.

 

S’étirer au fond de sa tête

Hurler souvent comme une bête

Crier tout son amour aux gens

Et enfin  pleurer longuement

 

S’endormir, en chantant,  tout haut

Sentir la peur venir d’en haut

Boire toute sa joie comme de l’eau

Caresser, tout  ce qui est beau

 

Sentir les parfums du matin

Les mimosas jaunes et sereins

Lécher la rosée sur ta main

Se doucher avec les embruns

 

C’est l’émotion qu’il faut porter

Comme une bannière étoilée

C’est l’étendard de nos espoirs

Qui nous sert de drap tous les soirs

 

Les rêves sont indisciplinés

Nos projets doivent être insensés

C’est comme ça que l’on peut créer

Peindre, écrire, danser ou sculpter.

 

Si tu sais transmettre tout ça

Nous faire vibrer mille et une fois

Tu sais,  que ce n’est jamais triste

D’avoir souhaité être un artiste.

 




LA VERITE

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LA VERITE

 

Elle croyait être dans les livres

Ecrit par des gens un peu ivres

Politiques ou bien religieux

Ce n’était que des  malheureux

 

C’était surtout des orgueilleux

Ou des êtres devenus trop vieux

Qui parlaient de leurs idéaux

Voulant nous convaincre aussitôt.

 

Je l’ai rencontré simplement

Dans les rires et joies des enfants

Dans les amours adolescents

Dans les regrets de nos mourants

 

Elle est aussi dans ton regard

Quand tu recherches au loin l’espoir

J’ai la chance de la voir souvent

Dans le miroir ou se mire le vent

 

Maintenant que je sais tout ça

Je n’ai plus de besoins, pour moi

Il me reste à sourire aux gens

Sans leur vendre des boniments

 

Le temps qu’i l me reste à rêver

Je vais le passer à dormir

A dormir pour me réveiller

Dans un rêve peuplé de sourires

 




SILENCE !

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LE SILENCE

 

Derrière le bruit, il y a de profonds silences

Au fond de nos silences s’ensemence la pensée

Lorsque l’imaginaire s’autorise à rêver

Nos émotions, sans défense, nous récompensent

 

C’est aussi et surtout cela «  être un humain »

Ressentir et devenir  doucement serein

Accepter l’obscurité qui nous entoure

En sachant que la lumière revient un jour.

 

Derrière le bruit,  il y a de beaux silences

 Tout au fond l’immensité des connaissances

C’est en nous même que tout est dit

Là, le savoir s’approfondit.

 

Deux portes nous restent infranchissables

L’avant dernière est délectable

Elle donne accès à tous les temps

Elle le fait, en les annihilant.

 

La dernière demeure un mystère

Il faut mourir pour voir derrière

Certains sont morts de leur vivant

C’est possible ! Exceptionnellement.

 

Je veux juste montrer une voie

Celle d’une voix faisant silence

Qui nous renvoie en résonnance

La cohérence de tous les sens.

 

 

 

 




LES CARESSES DE L’ART

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LES CARESSES DE L’ART

 

A force de caresser l’art

D’y penser du matin au soir

L’esprit n’est plus intelligent

Il résonne émotionnellement

 

Les rires sont interrogations

Les larmes sont des conclusions

Les émotions sont des pulsions

Qui se terminent en explosions

 

Aucune démarche scientifique

N’explique les délires poétiques

Mais faire rimer les sentiments

Eclaire le monde infiniment

 

Et plus besoin d’explications

C’est le cœur chargé de passions

Qui  dessine la folie d’aimer

Au-delà de la raison figée

 

C’est ainsi qu’on soulève le voile

Qu’on dévoile l’envers de la toile

On devient pinceaux et couleurs

En perspectives et profondeurs

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LES IRIS

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ET LE CHAMP AUX CORBEAUX 

 

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LES  IRIS

 

Jusqu’aux impressionnistes,  la peinture était sage

Elle fixait la réalité d’un paysage

Ou photographiait  tous les détails d’un visage

C’était la vérité, comme unique langage

 

Et puis, ils sont venus peindre l’imaginaire

Les formes  devenaient subitement secondaires

Les couleurs travaillées et extraordinaires

Les idées étaient là, mais toujours fractionnaires

 

Ces rêves de peinture nous laissaient de la place

Elles donnaient à nos sens  toutes les folles audaces

On pouvait suggérer des idées efficaces

Pojeter nos souhaits, par de belles dédicaces.

 

On peut donc ajouter à tout ce qu’ils ont peints

Un peu de nos désirs et de nos lendemains

Il suffit de laisser  divaguer son esprit

Et de redessiner,  un peu de nos envies

 

L’émotion personnelle rentre dans leurs tableaux

Nous pouvons  épancher même nos idéaux

Un grand  champ de blé survolé par des corbeaux

Peu devenir, chez nous ,  le symbole le plus beau.

 

Ils ne sont finalement jamais vraiment l’auteur

Car on peut s’inviter à n’importe quelle heure  

Je refais, avec eux, le jardin des iris

Pour que jamais,  l’émerveillement ne finisse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




MA FEMME

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MA FEMME

 

Ce n’est jamais facile d’écrire à celle qu’on aime

C’est peut être plus profond,  si c’est dans un poème

Voilà déjà trente ans que nous marchons ensemble

L’amour qui nous assemble murmure qu’on lui ressemble.

 

Je ne suis pas de ceux qui font des compliments

Je préfère les défis et les engagements

Mais en ce jour,  pourtant,  je veux trouver les mots

Pour te dire simplement que je te crie, bravo !

 

Je passe auprès de toi une vie épanouie

Non, laisse moi parler,  ne me dit pas merci.

Je connais très clairement tous tes petits défauts

Mais je sais bien, en toi, ce qu’il y a de beau.

 

Jamais de méchanceté tu ne sais prononcer

Avec simplicité tu voudrais t’envoler

Tu as le même sourire presque tous les matins.

Tu es finalement, un très bel être humain.

 

Tu ne cherches jamais le plus petit honneur

Toujours prête à offrir un peu de ton bonheur

Même, si moi, quelques fois je suis très étonné

De te voir continuer, quand tu te fais duper.

 

Maintenant,  tu sauras que je regarde en toi

Et tout, ce que je vois, me laisse un peu pantois

Je sais que la bonté  existe sans drapeau

Sans religion aucune et même sans idéaux.

 

Alors encore trente ans, je vais tenir ta main

Et je vais la serrer, tout au long du chemin

Restons pour nos amis, nos enfants, nos parents.

Cette oreille attentive à tous les sentiments.

 

 

 

 

 

 

 




FREUD

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SIGMUND

 

Je suis passé chez toi cet été

Tu venais juste de t’absenter

J’ai  vu ta canne et ton chapeau

Ta sacoche en croûte de peaux

 

J’ai sonné sur le paillasson

Me suit assis dans le salon

Les mêmes fauteuils que  par le passé

La même odeur de papiers froissés.

 

Je me suis souvenu des « chercheurs »

Qui venaient vomir leur douleur

La belle marie de son prénom

Bonaparte de son vrai nom.

 

L’humanité te doit du bonheur

En ce temps là, tu leur faisais peur

Tu leur a, un peu trop, dévoilé

Les pudeurs de la sexualité

 

Dans mille ans, tu seras « Platon »

Les écoles porteront ton nom

On pourra discuter de tout

Refaire le  monde, jusqu’au bout

 

On pourra rire de nos désirs

Et puis aussi se souvenir

Que les grands hommes sont incompris

Dans leur temps et dans leur pays.

 

 

 

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MAL DE MER

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MAL DE MER

Les lames de fond de l’âme

Font à l’âme des larmes

Emotions tectoniques

Techniques de l’émotion

 

Je veux trouver des rimes

Qui coulent et s’enveniment

Comme les larmes de l’âme

Du fond de l’âme se pâment

 

C’est toujours tout au fond

Que dort la solution

De toutes nos émotions

Qui pleurent et qui s’abiment.

 

Mais tout ça a du sens

C’est l’essence de l’essence

C’est le premier baiser

Qui nous fait sangloter.

 

Ne croyez surtout pas

Que l’on ne comprend pas

Toutes les équations

Génèrent des fondations

 

J’ai quinze milliards d’années !

Je sais ! C’est insensé !

Mais je peux le prouver

Si tu veux y penser

 

Souviens-toi d’où tu viens

Nous étions des voisins

Avec des bleus à l’âme

Mais sans armes et sans lames

 

Nous sommes le fond des mondes

La mémoire nous inonde

De lames de fond de l’âme

D’un mal de mer amer

 

Tellement nos souvenirs

Sont chargés d’avenir

 




LA MADELEINE DE PROUST

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SAVEZ VOUS QUE MARCEL PROUST AURAIT PU 

RENCONTRER VINCENT VAN GOGH  ?! 

Marcel n’aurait eu que 19 ans?  D’accord, c’est un peu jeune ! 

Pour ceux qui ne connaissent pas la madeleine je vous redonne le texte 

pour les autres ce sera une révision 

 

Marcel PROUST 

Du côté de chez SWANN 

A la recherche du temps perdu 

 

Un passage célèbre « LA MADELEINE » 

 

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans la chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. 

La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté… 

Mais , quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps , comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. 

 

MARCEL  PROUST 

 

Voila ce que m’a inspiré  une rencontre imaginaire  avec Vincent 

Le premier tableau sur l’odeur et la saveur…

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Tableau  imaginaire

 

Si Monsieur Vincent l’avait rencontré

Si le grand marcel s’était exprimé

Van Gogh aurait-il immortalisé

Cet instant digne d’éternité

 

Comment l’aurait ‘il dessiné

Cette madeleine parfumée ?

Surtout ne pas faire les contours

Mais la profondeur, comme toujours

 

Comment peindre toute  la saveur

Et de quelle couleur les odeurs

Savoir exprimer la mémoire

Et les souvenirs, en miroirs

 

J’ai bien une idée insensée

Et j’aimerai la partager

L’essence  de tous les univers

Aurait pu lui servir de vert

 

Toute la flore et toute la faune

Pour, bien sûr, souligner le jaune.

Et pour le rouge, il faut oser

Prendre le sang de l’humanité

 

Le bleu, l’éclat de tous les yeux

Aurait fait un fond merveilleux.

J’espère bien qu’il l’aurait raté

Pour ne jamais le regarder

 

Il est probable en vérité

Qu’un tableau deux fois inspiré

Et porté par de tels génies

Aurait frôlé la pure folie

 

J’aime rêver au-delà du sommeil

Peut être l’ont-ils peint cette merveille

Elle sert de miroirs à tous les dieux

Et tous les deux, en sont, très heureux.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 




BIBLIOTHEQUE

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BIBLIOTHEQUE

 

J’ai rêvé d’une bibliothèque fermée

Aucun  lecteur n’était autorisé

A visiter, à pénétrer ici.

Ici, sept millions de livres endormis !

 

J’ai demandé pourquoi tous ces secrets

Tant de beauté, mais pas d’air frais !

On m’a répondu très rapidement

Qu’on n’avait pas le choix assurément

 

 

Avant, toutes les fenêtres étaient ouvertes

Sans qu’aucun locataires ne se concertent

Mais les voleurs de rêves partaient avec leurs souhaits

Ils dévoraient les livres ou bien les emportaient.

 

Ici, sept millions de livres endormis

Depuis le commencement de toutes les vies

Tout y est inscrit, sans aucun oubli !

Le nom de l’inconnu, y est en tout petit.

 

Ce savoir immortel et donc intemporel

Est dédié a tous ceux qui n’ont pas besoin d’ailes

Qui n’ont plus aucun désir matériel

Et surtout pas, de pouvoirs spirituels

 

C’est un temple aux errants  gardés par des mendiants

On y entre réellement, tout en y renonçant.

 

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GEOMETRIE

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DECOUVRIR HUNDERTWASSER

http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedensreich_Hundertwasser 

GEOMETRIE

Tout l’univers est à géométrie variable

Nos esprits  endormis ne sont pas assez fiables

L’apparence évidente relatée par nos sens

Est de l’hypnose sociale imposée dés l’enfance.

 

Certains de nos insectes voient notre monde en bleu

Pourquoi notre regard aurait force sur eux

C’est l’outil qui nous dit ce que nous acceptons

Les artistes déforment et nous donnent des leçons

 

Alors ! Me direz- vous, comment peut-on savoir ?

Ce qu’il y a vraiment derrière ce rideau noir

Je vous réponds, sans hésiter, cette vérité

Elle est écrite au front de la simplicité.

 

Quant une énigme échappe aux investigations

C’est presque à chaque fois, qu’il n’y a pas de raison

De poser en ces termes  une interrogation

Il nous faut autrement reposer la question.

 

Nous ne savons pratiquement rien sur le tout

C’est la seule certitude de ce monde un peu fou

De l’intellect aux plus grandes de nos émotions

Nos belles sensations règnent en adéquation

 

 




SCULPTURE

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SCULPTURE

 

On la voudrait chaleureuse et accueillante

Elle est passé avenir et bien présente

C’est la chair de pierre enfantée par l’artiste

Pulpeuse odorante et surtout jamais triste.

 

L’anatomie surgit dans toute sa précision

On ressent même, des corps, l’ultime tentation

On ne peut décemment contempler les statues

Qu’en ayant caressé longtemps leurs âmes nues.

 

On sait à l’évidence, qu’elles nous survivront

Aussi bien dans le temps que dans les émotions

Le savoir du sculpteur, offre de la beauté

La maîtrise de son art, prête de l’éternité.

 

Il n’a surtout jamais été question d’outils

C’est avec tout son être qu’il leur donne la vie

C’est avec tout son sang et un beau marbre blanc

Qu’il peint leur cœur battant, chaud et étincelant.

 

Les pensées des statues sont interrogatives

Quand elles nous voient  passer dans des corps si livides

Nous sommes des ébauches de leur grande perfection

Jamais nous n’atteindrons leur belle exaltation.

 

C’est un instant volé à toute l’évolution

Il témoigne du savoir d’une génération

De l’habileté d’un créateur déchaîné

A vouloir accoucher de sa réalité.

 

 

 

 

 




VIENNE

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http://www.youtube.com/watch?v=k_ayOSa4km0&feature=related

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF91030765/grand-bal-a-l-opera-de-vienne.fr.html

VIENNE   AU DIX NEUVIEME SIECLE

Les valses de Vienne

S’en vont et s’en viennent

S’envolent et surviennent

S’enroulent et reviennent

 

Messieurs Mozart et Vivaldi

Sont venus composer ici

Klimt a inventé d’une main sûre

Une nouvelle forme de peinture

 

L’Autriche a enfanté d’un aigle noir

Il a saigné l’Europe dans un cauchemar

Il a fallu cent ans de  désespoir

Pour tourner une page noire, de notre histoire

 

Mais presque au même moment

A Vienne un émigrant

Dessine la  science de l’esprit

Et donne au monde une nouvelle vie.

 

Il a décrit l’humanité

Dans ses replis les plus secrets

Dans un siècle on comprendra vraiment

L’importance de cet enseignement

 

Ce dix neuvième siècle écoulé

A vu le vingtième émerger

Mais tout était déjà décidé

C’est à Vienne que cela s’est passé !

 

Pourtant quand nous parlons de Vienne

Les mots qui viennent et nous reviennent

Sont aussi dans le romantisme

D’une si  jolie impératrice

 

Les valses de Vienne

S’en vont et reviennent

Comme le très beau Danube bleu

Qui se reflète dans ses yeux

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NOSTALGIE

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NOSTALGIE

 

C’est Corot,  c’est Millet ou Vermeer

La nostalgie vit dans la lumière

Elle est colorée dans le présent

Le passé, la souligne, simplement.

 

L’état d’errance de la souffrance

D’une bienveillante accoutumance

Se fragilise en légèreté

Vers des regrets aseptisés.

 

C’est une épopée scénarisée

Doucereuse et redimensionnée

L’action est là, coagulée

Dans la clarté obscurité.

 

Tout est possible dans ce récit

Aussi des hurlements de vie

Mais ils sont vraiment assourdis

Le plaisir inaudible des cris

 

L’important reste dans l’émotion

Ca sent l’essentiel, pour de bon

C’est la naissance d’un désir fin

Que l’on prend comme un coup de poing

 

 

 

 

 




ENERGIE

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ENERGIE

 

Les formes n’existent que pour un soir

Pour un sourire ou pour l’espoir

Les visages ne sont que mirages

Ils  s’effacent, un peu avec  l’âge.

 

Les grands peintres le savaient déjà

La matière s’en vient et s’en va

La science nous le dit à nouveau

Tout  se transforme, presque aussitôt

 

Tout ce qui « est » doit évoluer

Vers plus de sensibilité

L’esprit demeure dans l’énergie

Certains physiciens nous l’ont  dit

 

La naissance est donc illusion

La mort son reflet pour de bon

Nous sommes de l’énergie d’en haut

Et nous avançons vers le Beau.

 

Rien à voir avec les croyances

C’est de l’art et de l’évidence

Tu le sais depuis très longtemps

Tu t’en souviens  fugacement

 




FAMILLE

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SOYEZ FIERS

 

Soyez fiers et orgueilleux

De cet instant si  précieux

Sur cette photo inattendue

Tant de chaleur entre-aperçue

 

Vos visages attendent le sculpteur

Vos regards diffusent le bonheur

Le photographe vous a piégé

Quelle magnifique photo volée !

 

Le flash a arrêté le temps

Il vous a figé en souriant

Cette seconde d’éternité

Vous appartient à tout jamais

 

Qu’elle reste dans vos souvenirs

Entre vos yeux et vos sourires

Il a fallut bien des années

De patience, pour la dessiner.

 

N’oubliez pas de remercier

Ces  deux parents attentionnés

Et aussi de féliciter

 Ces trois enfants pour leur beauté

 

C’est le résultat espéré

L’amour et la simplicité

Nous savons tous qu’il faut lutter

Pour le trouver et le garder

 

Tout le monde ne réussit pas

Soyez, très fiers, pour une fois

Cette image est au fond de vous

J’espère qu’elle vous suivra partout

 

 

 

 

 




LA PIERRE DENTELIERE

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LA PIERRE DENTELIERE

 

Nos plus belles pensées sont de la dentelle.

Quand la  dentelière a des doigts de lierre.

Elle cisèle la beauté dans la matière

Légère en pierre, en tissus, elle excelle.

 

L’apparence des deux est une hirondelle

Quand la couturière lui donne des ailes

Le doux marbre blanc est très élégant

Quand le grand sculpteur est un goéland

 

Il en est de même pour les apparences

Lorsque nos cinq sens sont de connivences

La plus belle flanelle a le teint pierreux

Mais sa légèreté tient du merveilleux

 

Oui, tout ce qui est, est à double sens

Car les opposés sont toujours l’essence

D’une très ancienne vérité cachée

Ou les différences étaient l’unité.

 

 

 

 




ESOTERISME

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ESOTERISME

 

Je suis venu vous dire

Ce que votre âme désire

Notre univers n’est pas fini

Comme votre esprit est infini.

 

Quand vous étiez petit

On vous a bien appris

Les règles de la vie

Et de la mort aussi.

 

Et vous y avez cru !

Vous n’étiez pas têtu

Et pourquoi donc douter

De ce qui est sensé

 

C’était ça l’insensé

La fausse vérité

Celle qui fait redouter

De ne plus s’entre-aimer

 

De ne plus s’entraider

D’apprendre à évoluer

Et de ne pas rêver

Aux belles immensités

 

Aujourd’hui, c’est permis

Donc,  je vous le redis

Nous sommes tous immortels

Et la vie est très belle

 

Je vous l’ai déjà dit !

Dans d’autres galaxies

Mais vous n’écoutiez pas

Comme presque à chaque fois

 

Oui, c’est toujours comme ça

Je hurle à pleine voix

Et un seul d’entre vous

entend mes cris de fou.

 

Ce soir, ce sera toi

Que je ne connais pas

Je t’ouvre l’univers

Par ces modestes vers




PORTRAIT

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PORTRAIT

 

J’ai fait un rêve étrange et relaxant

J’ai rêvé de Monsieur VAN-GOGH  Vincent.

Il faisait mon portrait devant la mer

Sous un ciel cotonneux et éphémère.

 

Tout était bleu dans ma tête

Et aussi sur sa palette

Il ne m’a  pas adressé la parole

Je l’ai vu peindre à une vitesse « folle » !

 

Je n’ai pas vu le résultat

Mon rêve s’est arrêté là

Le matin au pied de mon lit

J’ai vu le tableau,  bien fini ?!

 

Et dans le coin, en bas à droite

D’une écriture ferme et adroite

On lisait très distinctement

Le prénom de Monsieur Vincent

 




LES FRUITS DE LA BEAUTE

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LES FRUITS DE LA BEAUTE

 

La beauté des choses

Peut être la cause

D’un émerveillement

Allant grandissant.

 

La beauté des êtres

Plus loin, nous pénètre

L’infini diamètre

Est son périmètre

 

Beauté d’un visage

Peut être un message

Et on l’envisage

Comme un paysage

 

Les yeux sont sourires

Et rires merveilleux

Beauté de tes lèvres

Peintes par un orfèvre

 

La beauté des corps

Efface les décors

Et j’en rêve encore

Même après ma mort

 

La grande beauté de notre esprit

Façonne, même la géométrie

Elle créé toute les formes de l’art

Le questionnement est son départ

 

La beauté des hommes et des femmes

Reflète, ces facettes qui s’enflamment

C’est un feu d’artifice détonnant

Il nous montre des chemins étonnants

 

L’écriture a six mille ans

La peinture beaucoup plus longtemps

Toutes les formes d’expression

Dans le temps, nous survivront

Ce sont les fruits de la  beauté

Et les fleurs de l’éternité

 




LUMIERE D’UN JOUR

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Lumière d’un jour 

 

Né d’un pâle clair obscur 

Et d’un nouvel azur 

Petit rayon d’espoir 

Qui déchire le noir. 

 

Lumière d’un matin blanc 

Comme la joie d’un enfant 

Qui ne sait pas vraiment 

Ce qu’il sera plus grand 

 

Après quelques instants  

D’un rêve  adolescent 

Sculpté d’un marbre blanc 

Un corps étincelant. 

 

Des idées assouvies 

De caresser l’envie 

Arc-en-ciel merveilleux 

Carrousel  lumineux. 

 

 

 

Et puis le plein soleil 

L’éveil du sommeil 

Conscience maturité 

Emotions structurées. 

 

La force de la vie 

En plein cœur  de midi 

Rêve d’immortalité 

En plein cœur de l’été 

 

Et puis toutes les couleurs d’automne 

Quand les nuances de jaunes détonnent 

Les joies de tous les arts mêlés 

Vers plus de sensibilité. 

 

Le choix du sens et de l’essence 

Vers une profonde luminescence 

Soleil  noir et plein d’énergie 

L’émotion, l’intellect réunis. 

 

 

 

Enfin,  vers la fin de l’hiver 

Une lumière blanche traverse le verre. 

Les couleurs naissent à l’infini 

D’une lueur venue de l’esprit. 

 

Toutes les mémoires illuminées 

« feu d’artifice » des pensées 

D’où renaîtra l’étincelle d’espoir 

Qui déchirera,  à nouveau, le noir . 

 




LE GRAAL

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à  JB DE MONTGRESSIN

Chevalier D'ORRY LA VILLE

( les deux tableaux  de cet article sont de MR MALINOWSKI )

 Il l'a trouvé !

Galahad ou Galaad est le fils du chevalier Lancelot du Lac et d'Ellan, fille du roi Pellès, le roi Pêcheur, qui détient le Graal. Son nom vient du gallois Gwalchaved : « faucon d'été ». Il est le plus jeune chevalier de la Table Ronde. Il est le bon chevalier, le seul qui puisse s'asseoir à la droite d'Arthur sur le siège périlleux, comme prédit par Merlin qui l'avait présenté à la cour du roi Arthur. Accompagné de Perceval et de Bohort (le jeune cousin de Lancelot) il sera le seul, au terme de la quête, à pouvoir regarder à l'intérieur du Saint-Graal. Il mourut d'ailleurs juste après car avec ce qu'il avait vu, il ne pouvait plus vivre. Il le tiendra pendant que Bohort, un autre chevalier, y versera le sang du Christ qui se trouvait sur la lance du soldat romain l'ayant blessé au côté (la Sainte Lance ou la Lance qui saigne). Son père Lancelot était lui aussi à l'origine destiné à la quête du Graal mais il fut détourné de la quête par l'amour qu'il portait à Guenièvre.

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Le chevalier des temps modernes    (Allégorie Métaphysique)

 

Il marche vers son destin

Une épée à la main

Il a toutes les  « idées-outils »

Dessinées sur ses armoiries.

 

Il a suffisamment  d’humilité

Il sait baisser les yeux devant un roi

Il  peut se battre, contre n’importe quoi !

Sa devise est  «sauver et triompher »

 

Il est prêt pour la quête

Un secret dans la tête.

 

Il sent où est le coffret du calice

Il sait que ses recherches aboutissent

Sans savoir vraiment où aller

Le puzzle  cherche à s’assembler.

 

Il doit savoir que le plus dur

Sera de forcer l’ouverture

Il faut répondre à la question  « Pourquoi » !

Pour en faire quoi ! Le sang du roi !

 

Si…  il boit à la coupe

L’éternité sans doute

Coulera dans ses veines

L’éternité des gènes !

 

Mais avant, il faut répondre à cela

Pourquoi faire ! Et pas n’importe quoi !

 

Même l’altruisme ne suffira pas

A « éponger » cette puissance là !

C’est tout l’esprit de l’univers

Qui se trouve là, au fond du verre.

 

Si…il répond à ce  « Pourquoi » !

Sans grand effort il l’ouvrira.

La bonne réponse, il lui faudra

Un seul essai, il aura droit.

 

Imagine, que ce « il » soit  « tu »

Qu’aurais tu vraiment répondu ?

Non ! N’essais  pas de réfléchir !

Regarde au loin dans l’avenir.

 

Seule la connaissance directe

Portée par une vision correcte

Embrasse la totalité des temps

Tous les êtres et l’essence des éléments.

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Mode d’emploi ……………………( suite du GRAAL )

 

Vous avez toute une longue vie

Pour comprendre quelle personne vous êtes.

Mais juste une seconde infinie

Pour « deviner » ce que vous êtes !

 

C’est l’instant de stupéfaction !

L’imagination, l’intuition,

Embrassent les passés, les présents, les futurs

L’alpha, l’oméga, les au-delàs et l’en deçà…

 

Aucune connaissance intellectuelle

Aucune des sciences de l’éveil

Ne peut répondre aussi bien à « Pourquoi »

Que cet instant d’extase en soi.

 

Mais rien ne peut se faire

Sans l’abandon du  Moi

Il faut vraiment défaire

Les certitudes en soi.

 

S’ouvrir au monde

Brûler son nom

Devenir son ombre

Mourir à fond.

 

Devenir l’univers

Et tous ses composants

L’art est très important

Pour comprendre l’envers.

 

Tout est là…et très clair

Il suffit d’un éclair

Pour devenir celui qui vit

Bien au-delà de l’esprit.

 

Les yeux dans la peinture

Pour un regard plus sûr.

La parole dans les mots

Pour définir le beau.

La musique dans les oreilles

Pour connaître l’éveil.

Les mains dans la terre

Pour sculpter les mystères.

Enfin, l’art dans le corps

Pour danser dans ce décor.

 

 

Sentir confusément que l’on est tout

Puis …le savoir vraiment !

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CHEFS D’OEUVRES

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CHEFS D’ŒUVRES

Trois peintres, à ce jour, ont changé ma vie.

VEERMER,  VAN GOGH et MODIGLIANI

 

VEERMER  ne peint que la lumière

Sachant les « sujets » éphémères.

Ils les voient mourir à la nuit

Au jour, revenir à la vie.

 

VAN GOGH a peint les sentiments

Sa grande souffrance mise en avant

Il nous reste à approfondir

Ce qu’il a voulut nous décrire.

 

Et aussi MODIGLIANI

Je le crois toujours incompris

Lui qui a peint pour le futur

Quand l’art deviendra sur mesure.

 

Ils ouvrent, tous les trois, un chemin

Fait de vie, d’errance et d’humain

Ils nous invitent avec humilité

Vers le savoir de la fragilité.

 

 

  

 




LES PETITES GENS

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Les petites gens

Elles vous parlent souvent du beau temps

Ou de la santé des enfants

Elles le font presque en récitant

En sanglotant ou en souriant.

 

Les petites gens

 

Elles passent vraiment inaperçues

Quand on les a toujours connues

Elles font partie du paysage

Le paysage est leur visage

 

Les petites gens

 

On aime bien les rencontrer

Pour regarder leurs yeux briller

On est pour eux, très important

On sent qu’ils sont vraiment contents

 

Les petites gens

 

Hier, c’était un enterrement

L’église était remplie vraiment.

Des princes du sang et des mendiants

Venaient saluer un homme du rang

 

C’était le roi des petites gens

Toujours heureux et souriant

Toute la ville s’était déplacée

Une dernière fois pour l’embrasser.

 

Toute sa vie, il nous a montré

Ce que sait qu’un être évolué

Ce que sait que d’être un géant

Et le plus grand « des petites  gens »

 

 

 

 

 

 

 

 

 




LANGAGE

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Langage

 

J’ai appris à parler comme tous les autres

Sans que le vocabulaire soit des nôtres 

C’était d’abord, des sons, pour se nourrir

Pour apprendre à pleurer et à rire.

 

Je suis allé à l’école de la norme

Celle, qui fait de nous, des êtres mornes

Elle nous apprend la rude conjugaison

Pas question d’oser l’imagination.

 

Heureusement je me suis égaré

Dans les mots de la jeunesse révoltée

Très tôt, je fus vite rattrapé

Par les grands auteurs du passé.

 

Baudelaire,  Proust et Jacques  Prévert

Puis Huxley et la Grèce d’Homère.

M’ont  présentés  Jung et Lacan.

Et Monsieur Freud évidemment.

 

Pendant toutes ces années d’errance

Mes émotions « vidaient » l’enfance.

Je sais ce que les mots veulent dire

Pour le meilleur et pour le pire.

 

Je sens, la puissance du langage

Elle vous rend beau ou fou de rage.

Parler est le plus bel acte d’amour

Je m’efforce d’en abuser tous les jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




UNE IDEE

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UNE  IDEE

 

Une idée  peut naître la nuit

Comme elle peut mourir à midi

Elle fait son lit dans la surprise

L’étincelle la caractérise

 

Une idée, c’est comme la lumière

Tantôt vive ou bien éphémère

Elle peut redessiner des ombres

Du clair obscur, aux reflets sombres.

 

Il y en a des lumineuses

Qui finissent leurs vies nébuleuses

D’autres sont beaucoup plus songeuses

Fumeuses, trompeuses ou en veilleuses.

 

Une idée, c’est comme un enfant

Elle surgit presque à tout moment

Quelques fois, elle n’a rien à dire

Elle vient juste pour  nous sourire

 

Puis, il y a toutes les autres

Celles qu’on aurait voulues, nôtres

Celles qui ont changées  le monde

Qui ont fait danser la colombe.

 

Dans celles ci,  il y a celle la !

Même, si  je ne te connais pas

Je sais que demain sous mon toit

Tu seras important pour moi.

 

C’est l’idée le premier chapitre

Je veux écrire sur mon pupitre

Une histoire à vous faire rêver

A vous réveiller, bouleversé !

 

 




UN MONDE NOUVEAU

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UN  MONDE NOUVEAU

 

Quand un artiste a une envie

De rire des instants  de la vie

Il peut pleurer, même pour de bon

Sur des problèmes vraiment de fond

 

Il écrit, il peint, ou il danse

Pas toujours en alternance

Il sculpte ou il compose

Soit en vers soit en prose

 

Il n’est jamais  question de réfléchir

Les émotions attendent là,  pour surgir.

Rien ne peut être convenu

Ce qui l’attend, c’est l’inconnu.

 

Il pensait parler d’un sujet

Faisait confiance à l’alphabet

Mais le rire a tout bouleversé

Il a massacré ses couplets.

 

Elle pensait peindre décemment

Toutes les vagues de l’océan

C’est la pureté d’une larme d’enfant

Qu’elle a dessiné finalement.

 

L’art est la porte de l’esprit

Ou tout ce qui est tu, est dit

C’est l’espérance qui nous invite

Et la raison qui la limite.

 

Laisse hurler ta joie déchainée

Libère tes sanglots apeurés

Etale tes désirs incendiaires

Apprend  à rire de tes colères.

 

Tu rentres dans un monde nouveau

Ou le beau n’est pas forcément chaud

Ou le laid n’est pas forcément frais

Seul , le plaisir est pour de vrai !

 

 

 

 




IMMENSE

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IMMENSE

 

IMMENSE

 

Je sens l’immense

Au-delà du bon sens

Mon existence est l’impatience

L’impertinence de tous les sens.

 

Quand je regarde les étoiles

Je sais que le ciel est la toile

De l’infini, en transparence

Qui nous renvoie, l’incohérence

 

Je sens l’immense, au-delà du bon sens.

 

Quand je filtre l’intelligence

Et la puissance de la conscience

De certains humains évolués

J’ai peur qu’ils se mettent à rêver

 

Je sens l’immense,  au-delà du bon sens.

 

Quand j’admire dans les  grands musées

Autant de talents, de beautés

Je « sens » que ces très grands artistes

Etaient aussi des alchimistes

 

Je sens l’immense  au-delà du bon sens

 

Enfin quand je plonge apeuré

Au fond de mon esprit voilé

Je vois des milliards de chemins

Certains non même pas de destin

 

Je sens l’immense au-delà du bon sens

 

 

J’ai couru très  longtemps, après cette vérité

Je voulais caresser les preuves d’éternité

Et pourtant tous les jours, je pouvais constater

Que mon pouvoir d’aimer est là,  illimité !

 

Je sens l’immense !

Couronné de bon sens

 




LA MONTAGNE

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LA MONTAGNE

 

Quand la montagne se réveille

Devant tes yeux qui  s’émerveillent

Tu ne vois pas seulement la pierre

Mais tu ressens aussi la terre

 

Tout ce que l’homme a oublié

Tu peux ici le retrouver

En contemplant ces grands sommets

Aux cimes blanches et enneigées.

 

Il sort du cœur de la montagne

Une chaleur qui te gagne

Et qui réchauffe ton esprit

En le ramenant à la vie

 

Si tu refuses les forêts

Si tu refuses les torrents

Tu trahis tout ce que tu es

Tu trahis aussi tes enfants

 

L’homme est marié à la prairie

Il a besoin de la nature

Mais il la souille sans mesure

En se vautrant dans son grand lit

 

Il n’y a plus que dans les monts

Que l’air est frais et vraiment bon

Et sur le reste ou nous vivons

Y’aura- t’il place pour nos poumons

 

Nous avons dosé le poison

Et bien soigner notre bouillon

Il va falloir l’avaler

Et j’ai bien peur d’en crever

 

 

 

 




LES LIENS

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LES  LIENS

 

Ce qui nous unit est le lien

Qui relie hier à demain

Je suis le passé bien présent

Vous êtes l’avenir de l’instant.

 

Je suis vos racines à moitié

Vous êtes mon feuillage en entier

Cela s’appelle les liens du sang

Ceux de l’amour et du vivant.

 

Vous m’avez donné la grande joie

D’être couronné «  père » deux fois

J’ai tant appris, en vous guidant

Que je vous suis reconnaissant.

 

Quand je vous fais une promesse

J’essaie qu’elle rime avec sagesse

Je vous la fais dans l’allégresse

Je vais serein vers la vieillesse

 

Quand je devrai quitter la terre

Je vous léguerai ce grand « mystère »

Vous sentirez ces liens puissants

Qui vous attachent à tous les temps

 

On fait « partie » de la famille

Des êtres humains qui s’éparpillent

Nés sur la terre pour l’éphémère

Rebondissant dans l’univers.

 

Ce qui nous unit est le lien

Qui  relie hier à demain

Je suis le passé bien vivant.

Vous êtes l’avenir mes enfants !

 

 

 

 

 

 




UN PEU D’HISTOIRE

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Un peu d’histoire… 

Il y a plus de trois mille ans 

Un Egyptien très étonnant 

Inventa le monothéisme 

Pris le soleil comme symbolisme. 

En six cent ans avant Jésus Christ 

Le sage Thalès tirait des traits. 

Géométrie Astronomie 

C’était presque l’esprit parfait ! 

Vers quatre cent avant notre ère 

Hippocrate par l’observation 

Nous invitait à sa manière 

à  la médecine en formation. 

De Charlemagne à Jean Monnet 

en passant par Hugues Capet 

Tous les bâtisseurs d’empire 

ont d’abord « rêvé » l’avenir. 

Je n’oublierai pas Léonard 

Qui tout seul,  inventa l’espoir 

D’un monde démultiplié 

Par l’art et l’efficacité. 

Un clin d’œil pour Amadeus 

et de l’humilité pour tous 

Quand l’oreille de la perfection 

Nous élève en donnant le ton. 

Copernic et Albert Einstein 

ont eu du courage de la peine 

Pour dessiner notre univers 

Nous l’offrir de plus en plus clair. 

Charles Baudelaire dans sa colère 

Ivresse de la puissance des vers 

Nous a décris notre nature 

Saisie par un esprit mature. 

Vincent  Van Gogh dans sa folie 

a peint des fleurs avec sa vie 

Sur sa toile déposé les couleurs 

Payant sa mort dans la terreur ! 

Je voudrais citer, c’est leur droit 

Darwin et Freud les plus gênants 

Ils ont fait, ce qu’on ne doit pas 

Sortir l’homme de l’aveuglement. 

Ces êtres ont changé notre monde 

C’est leur passion qui nous inonde 

Ils ont tout donné d’eux-mêmes 

Vidé de son sang, leurs veines. 

Moi qui ai bientôt cinquante ans 

Il m’aura fallut tout ce temps 

Pour trouver ou poser ma passion 

Après un milliard de questions. 

Vous qui allez avoir vingt ans 

Je vous souhaite une vie de géant 

Pas forcément la notoriété 

Mais la paix et la félicité. 

Ne pas faire ses choix à moitié 

Prendre sa vie la dévorer. 

Naître, vivre, mourir dans l’invention 

C’est l’excellence des conditions ! 

  

 

 




LES REVES DES ENFANTS

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LES REVES DES ENFANTS

 

Les formes dans les nuages

Sont des rêves d’enfants sages

Vous pouvez vous aussi

Dessiner vos envies

 

Soulever vos désirs

Elever vos plaisirs

Enlever tous vos rêves

Le réel se soulève

 

L’imaginaire révèle

Et les nuages prélèvent

Surélèvent nos pensées

Et relèvent nos idées.

 

Suffisait d’y penser

Vous savez colorier

Les nuages déformés

Pour les faire s’exprimer.

 

 

 




LE MOYEN AGE

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LE MOYEN AGE

 

Les grandes âmes du moyen âge

Reviennent d’un très long voyage

Ils « rentrent »  aujourd’hui  s’incarner

Pour venir simplement aider

 

C’est le siècle de la souffrance

Ils reviennent protéger l’enfance

Eux, qui connaissent si bien les loups

Il  les tue, en brisant leur cou

 

Ce sont tous de puissants gaillards

Ou des femmes d’une beauté rare

Ce sont des êtres bien forgés

Qui « jonglent » avec le verbe aimer.

 

On peut les reconnaitre glorieux

Ils ont la profondeur des cieux

Rien, jamais,  ne peut les corrompre

Ni, aucunement, les interrompre.

 

Ils reviennent nous accompagner

Pour nous aider à traverser

La rivière de putréfaction

Qui s’écoule de nos ambitions.

 

Ils reviennent nous ouvrir les yeux

Nous guider vers le merveilleux

Ils reviennent de combats hideux

Dont ils sortent toujours victorieux

 

Ils sont l’espoir de l’univers

Ils s’incarnent toujours en hiver

Ou lors d’un printemps en colère

Ils viennent soulager la misère.

 

Les temps qui viennent non pas de nom

Nous aurons besoin de champions

Les grandes âmes du moyen âge

Reviennent d’un très long voyage !

 

 

 

 




RIDICULE

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RIDICULE

 

Cent  ans à vivre

Et tu délivres

Ton permis d’inhumer

Au croqueur de charnier

 

Je suis demain vieillard

Sans beaucoup de savoir

Et si je sais tout ça

J’aime la vie comme un roi.

 

Tout est providentiellement lié

C’est la règle de l’éternité.

Tu redeviens le vent.

Quand tu n’es plus vivant.

 

Tu sais alors que tu es tout

Tu changes de masque et tu rejoues

C’est toi ! le seul maitre du jeu

Tu peux gagner, quand tu le veux.

 

Arrête d’être ridicule

En amassant  ton pécule

Tu as déjà tout ce qu’il faut

Tout l’univers et ses pinceaux.

 

Avoir est un mot d’ illusion

« Etre », est le plus solide des dons.

En enrichissant l’émotion

Tu deviens le plus beau chaînon

 

Je suis né quinze milliards de fois

Bien sûr, je me souviens de toi

Et si tu veux savoir pourquoi

Lis dans ton cœur, il se déploie

 

 

 

 

 

 




LES MOTS D AMOUR

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Les mots d’amour

 

Tes mots d’amour sont des trophées

Echauffés par tes lèvres  de fées.

Ils ont construit mon plaisir

En l’arrachant au déplaisir.

 

Ils dessinent un futur possible

mais la plupart, sont inaudibles

Cryptés par la sensualité de mon rêve

Ils chantent une mélodie qui réchauffe ma sève.

 

Tes mots d’amour sont des trophées

Echauffés par tes lèvres de fées.

Comme le chant des sirènes apaisant

J’ignore le danger et le temps.

 

J’ai avalé des adjectifs

Démesurément  instinctifs.

Ils me renvoyaient aux premiers soupirs

Prêt à rugir, à courir, à bondir.

 

Tes mots d’amour sont des trophées

Echauffés par tes lèvres de fées.

Quand la parole,  caracole

De grands  symboles en auréoles.

 

Oui ! Tu as les mots de l’instinct

L’odeur du sang des êtres humains

Tes mots d’amour sont des trophées

Echauffés  par tes lèvres de fées.

 

 

 

 

 

 

 




LE COUPLE

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LE  COUPLE

 

Tu ressembles à mes différences 

Je diffère de tes ressemblances 

C’est  ainsi  que  les apparences 

Nous invitent à la connivence. 

 

 

Rien en toi n’est moi 

Mais à deux  quel émoi ! 

On joue à pile ou face 

Une pièce pleine d’audace 

 

 

Je conteste souvent ce que tu dis 

Mais mon émotion t’applaudit 

Même si je ne suis pas d’accord 

Je sais que tes mots sont de l’or. 

 

 

Lorsque nos choix sont divergeants 

Nous évoluons en même temps 

Tu es la nuit ensoleillée 

Je suis le jour  maquillé. 

 

 

En un regard les barrières s’envolent 

Nos  bras, nos corps sont des symboles. 

Tout ce que nous avons bâti concordant 

Fait de nous un couple légitimement. 

 

 

Les différences tendent à s’épouser 

Il faut juste oser  les « fiancer ». 

Elles deviennent l’harmonie des contraires 

Et fusionnent en un rêve unitaire. 

 




DE L’EMOTION A L’IMPRESSION

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De l’émotion à l’impression

 

 

On peut  tout  faire dans l’émotion

Oublier la modération

Composer des vers musicaux

Ou des partitions au pinceau

 

L’important c’est toujours d’en rire

Ou d’en pleurer ou d’en sourire

De peindre aussi la séduction

Ou la colère ou la passion.

 

Enfin, attirée  vers le haut

L’émotion tout comme un oiseau

Devient subtile et légère

L’artiste habile, la préfère.

 

Elle devient une douce impression

Goutée par l’imagination

De souvenirs en dédicaces

Elle nous étreint ou nous embrasse.

 

Elle devra, tous, nous faire vibrer

Voilà sa seule priorité

Nous rappeler notre destin

Et la joie d’être des humains.

 

Comme un archet sur un violon

De l’impression à l’émotion

Elle sculpte la gamme sur tous les tons

Dans le marbre, elle dessine son nom

 




SUR LA PIERRE

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SUR LA PIERRE

 

Sur la pierre sombre aride et desséchée

D’un corps vieillissant et paralysé

Aucun des signes de la vie animée

N’auraient souhaité venir s’y nicher.

 

Et pourtant, la mémoire chargée d’espoir

Sur l’écritoire, racontait son histoire

C’était le roman d’un très bel amour

Bâti pour durer cent milliards de jours

 

Ils s’étaient unis au début des temps

Rien ne les séparait jamais vraiment

A travers, des milliers de renaissances

Leurs chairs se remariaient avec leurs sens.

 

Il suffisait d’une simple évocation

Et la mémoire bondissait d’émotions

Les plus fragiles de nos fleurs de printemps

Repoussaient sur le mur, obstinément.

 

Rien ne peut mesurer de telles choses

C’est la force de l’amour éclose

L’essence de la vie qui s’expose

Et explose, en, apothéose.

 

 

 

 




ECHOUES

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ECHOUES

 

Sur une plage isolée

Des bateaux échoués

Sont venus nous parler

Des marées du passé.

 

Les épaves auraient du rester

Au fond de la mer,  éventrées

Mais elles sont venues  témoigner

De l’improbable, ont émergé.

 

On peut toujours nous expliquer

Que ce phénomène insensé

S’explique par la vitesse du vent

Ou la puissance d’un fort courant.

 

Moi, je crois que l’esprit du temps

S’amuse raisonnablement

Et nous rappelle en souriant

Que le passé et le présent

S’enlacent et sont coexistant.

 

 

 

 

 




les oiseaux

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les oiseaux

 

LES OISEAUX

 

J’ai semé des oiseaux

Tout au long de mes mots

Pour que toutes mes pensées

Puissent aussi s’envoler.

 

Pour que mes sujets atterrissent

Pour que mes verbes s’épanouissent

Avec toutes leurs conjugaisons

Colorées de ponctuation.

 

J’ai semé des oiseaux

Pour souligner le beau

Espérant vous séduire

Vous troubler, vous faire rire.

 

Pour que mes mots, comme des oiseaux

Attirent vos esprits vers le haut

Vous fassent, un instant,  décoller

Vers le ciel et les alizés.

 

J’aimerai qu’ils puissent vous guider

Vers vos désirs émerveillés

J’ai semé  des oiseaux

Tout au long de mes mots

 

 

 




LES NEANTIONNISTES

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LES  NEANTIONNISTES

 

 

Ainsi les peintres  impressionnistes

Etaient de vrais illusionnistes

Ils ont peint toutes les émotions

Comme de réelles émanations

 

Ils congédient l’intelligence

Pour nous offrir en récompense

Le sens du beau et de l’essence

Des sentiments en transcendance.

 

De ces premiers très  grands artistes

Naîtront d’autres impressionnistes

Poètes, sculpteurs et musiciens

Dans l’impression se donnent la main.

 

Ils invitent « Braque » et « Picasso »

Qui brisent les formes de leur pinceau

Le réel devient une idée

Qui se cache pour mieux la trouver.

 

Les suivants  sont des gens puissants

Leurs tableaux remplis par le vent

Sculpteront des mots apaisants

Qu’ils iront chercher du néant.

 

L’art accompli doit disparaître

Pour que la joie remplisse nos têtes

 

Qui saura, nous peindre l’amour ?

Que l’on sentira tous les jours.

Même une fois sorti du musée

En fermant  nos yeux éclairés.

 

 

 




LA PROMESSE

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L a promesse

Laisse entrer la peur dans ta maison

Ouvre-lui ton cœur et ta raison

Laisse entrer tous les maux de notre monde

Pour que la joie et la paix t’inonde

 

Arrête de fuir, fait face au temps

Tiens en laisse tous les chiens méchants

Soumet les à ta volonté

Apprend juste à les maîtriser

 

Ce ne sont que des tigres de papier

Tu verras ces grands fauves s’évaporer

Pour te laisser goûter la liberté

De conjuguer le verbe aimer.

 

Nous passons presque toute la vie

A avoir peur du grand défi

Qui nous attend, tous, à la fin

C’est à la gorge qu’elle nous étreint !

 

Nous manquons de confiance en l’amour

Il est là, cependant ,tous les jours

Il nous tend ses mains d’éternité

Et la promesse de la vérité

 

 

 




EMPATHIE

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Empathie

 

La première fois, c’était avec un bon ami

En le regardant, j’ai compris et ressenti

Tout ce qui se passait derrière ses yeux hagards

J’ai vu le bleu, perçu le gris, vécu le noir.

 

Un autre jour, j’ai entendu un inconnu

Qui gémissait, sans bruit, en passant dans la rue.

Je le « voyais » qui pleurait, dans un silence « muet »  

Je vivais avec lui toute son anxiété.

 

J’étais troublé et captivé mais attentif

Y -aurait’ il un sixième sens facultatif ?

Le phénomène s’est reproduit et amplifié

Je sens la foule qui applaudit dans la pensée.

 

Un jour, j’ai senti  une grande  ville en colère

J’ai cru que ces voix finiraient par se taire

Mais j’ai reçu la projection des sentiments
Je l’ai vécue dans tout mon corps, profondément.

 

Je sais que l’on peut capter l’esprit d’un pays

J’imagine apeuré qu’il est possible aussi

D’entendre en stéréo, l’ensemble d’un continent

J’appréhende,  les sensations, d’un bombardement !

 

J’espère que L’empathie s’arrête après tout ça

Supporterai-je de la planète les cris de joies ?

Aurais-je la force d’entendre sangloter l’univers

Les émotions des galaxies de l’éphémère.

 

Le mystère qui nous  a créés

A-t’il  l’ambition insensée

De nous guider vers l’empathie

Pour faire, de nous, quelqu’un comme lui ?

 

 




LA LETTRE O

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La lettre O

La vie est apparue dans l’eau

Puis elle a rampé en solo

De l’alter- ego, jusqu’à Waterloo

Bref du bas, vers le haut.

 

Puis, il a beaucoup plu

Du haut, vers le bas du talus

La pluie tombe à seaux

Faisons un radeau avec des rondeaux

 

Avec les arceaux du berceau

Faisons  un bateau qui saute les ruisseaux

Ou mieux ! Un vaisseau qui fend les rouleaux.

Avec la lettre O

Tout devient rigolo !

 

La lettre O est dans souvenir

Elle se souvient  qu’il fait souvent beau

Dans le O de ta bouche

Dans le O de la touche

Que je peins sur ton plus beau sourire

Quand je marie les mots

Avec la lettre O.

 




VERMEER

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http://pagesperso-orange.fr/yann.franqueville/vermeer.htm

 

 

VERMEER

 

 

Les grands  artistes sont éternels

Je l’ai vu là, dans la ruelle

De dos, je l’ai entre-aperçu

 A l’instant, je l’ai  reconnu.

 

Il a ouvert un atelier

Et s’est remis à travailler

Trois siècles se sont écoulés

Lui, n’a fait que les traverser.

 

Il a toujours peint lentement

C’est normal, il a tout son temps

Nos enfants le verront plus tard

Quand nous serons sur le départ

 

Il en des plus grands, ainsi

Ils reviennent des sources de la vie

Apparaissent juste un  court instant

Avec un message  étonnant.

 

Ils ouvrent des portes en « haut » de l’art

 le temps et l’espace » s’égarent

Elles communiquent avec la science

Et le sommet des  connaissances.

 

L’évolution des êtres humains

Connait de multiples chemins

A la fin, il faut constater

Que les clefs riment avec  aimer

 

 




PRES DE TA MAISON

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PRES DE TA MAISON

 

 

Les rêves sont réels,  tant qu’ils durent

Et la vie est semblable à ce murmure

La vie est réelle, tant qu’elle dure

Et les rêves sont semblables à ce murmure

 

 

La puissance de l’amour peut mélanger les deux.

Si l’on ne comprend pas l’importance de l’enjeu.

Si  je rêve à tes yeux et que je sens ta bouche

C’est un rêve merveilleux, même si mes mains te touchent

 

 

Ce qui est dit « rêvant » peut  être bien vivant

C’est vrai également, d’écrire inversement.

C’est pour ça mon amour que j’échoue mon bateau

Pour être vraiment sûr de ne pas partir tôt.

 

 

 

je l’ai poussé prés de la plage de ta maison

Pour être sûr de que ce doux rêve est pour de bon

Pour que les tempêtes  venues de l’imaginaire

Ne viennent pas  balayer notre nuit éphémère.

 

 




MODIGLIANI ET SON PREDECESSEUR

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http://www.van-gogh.fr/biographie-de-van-gogh.php 

 

 

Modigliani  et son prédécesseur

 

Il a peint les âmes, projetant l’impossible !

Dessiné leurs  cris, traduisant l’inaudible !

L’impression ressemblait à de la sculpture

Sa palette  soulignait, complétait, l’écriture.

 

Mission visionnaire unique  fondamentale

Teintée de bouillonnement paradoxal.

Comment un être humain peut supporter cela

Sans mourir étouffé par autant d’au-delà !

 

Et il a  su oser, en sachant qu’il  devait

On le ressent, en regardant tous ces portraits.

La mélancolie de tous ces visages humains

Nous fait rêver sur les routes de l’incertain.

 

Oui, il a peint les âmes comme un autre avant lui

Qui  fort de cette folie y a laissé sa vie

En se tirant une balle au beau milieu d’un champ

Ce grand prédécesseur qui s’appelait Vincent.

 

Ils ont copié sur Dieu par-dessus son épaule

En osant parodier ce terrible jeu de rôle.

Ils ont laissé leurs noms à la postérité

Amadeo,  Vincent, peintres d’Eternité.