• Accueil
  • > Archives pour février 2009

DESSINE MOI UN MOUTON !

7022009

mouton.jpg

Dessine moi un mouton ! 

 

 

Dessine moi un mouton !

Pas avec un crayon !

Avec des os de la chair et du sang

Dessine le moi, pour de vrai, bien vivant !

 

Fais le courir dans la prairie

Donne lui la vie par ton esprit

Fais le sautiller en bêlant

Comme quand nous étions enfants

 

Fais caresser sa toison par le vent

Réchauffe le par un soleil brillant

Donne lui à boire au fil de l’eau

Arrose le comme un marmot

 

brise la porte de son enclos

Dessine le dans les coquelicots

Libre et ivre de vie inventée

Dans une très belle journée d’été.

 

Dessine moi un mouton !

Pas avec un crayon

Avec tes souvenirs d’enfance

Quand tu vivais dans l’insouciance !

 

Dessine moi un mouton

Avec ton expérience

Donne lui la vie pour de bon

Et de la joie l’essence.

 

Vas y ! tout est à refaire

Commence par le mouton

Finis par l’univers

Refait le dans le ton

 

Mets- y  l’amour que tu n’as pas eu

Ajoute celui que tu as vécu

Celui que tu n’as pas osé donner

Celui que tu regrettes d’abandonner

 

Mets  tout ça, dans ce mouton bien vivant

Et regarde le s’éloigner en courant

Débarrassé de toute ta mémoire d’homme

Tu verras alors un petit bonhomme

 

Te tirer par la manche de ton veston

En te disant « dessine moi un mouton »




POUSSIERES D’ETOILES

1022009

poussieresdetoiles.jpg

 

Poussières  d’étoiles

 

 

Le marchand de sable sur la toile

Souffle de la poussière d’étoiles

Son tableau se voile et dévoile

Un amour lumineux qui s’étale

 

Poussières d’étoiles sur tes dents blanches

Quand la passion se fait plus franche

Ton sourire devient éclatant

Ton rire à jamais bouleversant.

 

Poussières d’étoiles brûlent dans tes yeux

Coucher de soleil merveilleux

Le désir retient ton sommeil

Le plaisir déjà t’émerveille

 

Poussières d’étoiles colle à ta voix

T’oblige à murmurer tout bas

Ce que ton cœur voudrait chanter

Un corps à corps blanc étoilé.

 

Feux d’artifice dans les étoiles

Quand l’extase à la fin du bal

Fait retomber en fils d’argent

Les étoiles de tous les amants. 

 

 




DENTELLES

1022009

vassarettedit2.jpg

CONCOURS  VASSARETTE  2006

1er  PRIX

                            DENTELLES 

 

 

 

J’ai cru qu’elle ôtait ses dentelles 

Alors qu’elle me parlait d’elle 

Je l’ai vu faire glisser ses  bas 

Alors qu’elle me parlait  de moi. 

 

 

J’ai cru que son corps ainsi paré 

Me parlait d’une tendre amitié 

Mais la soie de ses atours 

Ne parlait que de l’amour. 

 

 

Mes yeux comme l’écho des mots 

Cherchaient le velours et le beau 

Son corps ainsi travesti 

Ne me parlait que de son esprit 

 

 

Qui peut connaître une femme 

Sans l’avoir vu qui se pâme 

Dans le désir de séduction 

Dans le plaisir de l’émotion. 

 

 

 

Commentaires: 

2 Réponses à “1er prix concours vassarette 2006” 

1.    
 

Talisman écrit:
31 décembre, 2008 à 8:26 e 

Bonjour,
Je trouve ce poème magnifique, plein d’une grande sensibilité et d’une violence des sentiments superbe.
Le choix de vers courts, des répétitions et des anaphores met bien en valeur ce que tu cherches à faire passer.
J’aime beaucoup cette structure claire et précise avec dans chaque paragraphe une possibilité puis une vérité marquante. 

Bravo,
Talisman 

2.      

poemesalacarte écrit:
31 décembre, 2008 à 18:39 e 

Réponse à Talisman 

Merci pour ton analyse…
Je ne pensais pas avoir mis, tout ça, dans ce texte !
Je suis toujours surpris par son cheminement !
La poésie serait-elle comme la physique ?
En physique, l’observateur semble plus crédible que l’observé.
La construction d’un texte, dépend t’elle de celui qui le lit ?
A méditer, pour comprendre la grande importance des commentaires et merci pour la qualité de ta lecture. 

jacky (poemesalacarte) 







La Poésie, c'est l... |
bert55 |
Cadence infernale. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | poésie c'est de l'art ,prov...
| athkanna philosophie
| lechatquifume