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FREUD

25092009

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SIGMUND

 

Je suis passé chez toi cet été

Tu venais juste de t’absenter

J’ai  vu ta canne et ton chapeau

Ta sacoche en croûte de peaux

 

J’ai sonné sur le paillasson

Me suit assis dans le salon

Les mêmes fauteuils que  par le passé

La même odeur de papiers froissés.

 

Je me suis souvenu des « chercheurs »

Qui venaient vomir leur douleur

La belle marie de son prénom

Bonaparte de son vrai nom.

 

L’humanité te doit du bonheur

En ce temps là, tu leur faisais peur

Tu leur a, un peu trop, dévoilé

Les pudeurs de la sexualité

 

Dans mille ans, tu seras « Platon »

Les écoles porteront ton nom

On pourra discuter de tout

Refaire le  monde, jusqu’au bout

 

On pourra rire de nos désirs

Et puis aussi se souvenir

Que les grands hommes sont incompris

Dans leur temps et dans leur pays.

 

 

 

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MAL DE MER

24092009

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MAL DE MER

Les lames de fond de l’âme

Font à l’âme des larmes

Emotions tectoniques

Techniques de l’émotion

 

Je veux trouver des rimes

Qui coulent et s’enveniment

Comme les larmes de l’âme

Du fond de l’âme se pâment

 

C’est toujours tout au fond

Que dort la solution

De toutes nos émotions

Qui pleurent et qui s’abiment.

 

Mais tout ça a du sens

C’est l’essence de l’essence

C’est le premier baiser

Qui nous fait sangloter.

 

Ne croyez surtout pas

Que l’on ne comprend pas

Toutes les équations

Génèrent des fondations

 

J’ai quinze milliards d’années !

Je sais ! C’est insensé !

Mais je peux le prouver

Si tu veux y penser

 

Souviens-toi d’où tu viens

Nous étions des voisins

Avec des bleus à l’âme

Mais sans armes et sans lames

 

Nous sommes le fond des mondes

La mémoire nous inonde

De lames de fond de l’âme

D’un mal de mer amer

 

Tellement nos souvenirs

Sont chargés d’avenir

 




LA MADELEINE DE PROUST

19092009

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SAVEZ VOUS QUE MARCEL PROUST AURAIT PU 

RENCONTRER VINCENT VAN GOGH  ?! 

Marcel n’aurait eu que 19 ans?  D’accord, c’est un peu jeune ! 

Pour ceux qui ne connaissent pas la madeleine je vous redonne le texte 

pour les autres ce sera une révision 

 

Marcel PROUST 

Du côté de chez SWANN 

A la recherche du temps perdu 

 

Un passage célèbre « LA MADELEINE » 

 

Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans la chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. 

La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté… 

Mais , quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps , comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. 

 

MARCEL  PROUST 

 

Voila ce que m’a inspiré  une rencontre imaginaire  avec Vincent 

Le premier tableau sur l’odeur et la saveur…

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Tableau  imaginaire

 

Si Monsieur Vincent l’avait rencontré

Si le grand marcel s’était exprimé

Van Gogh aurait-il immortalisé

Cet instant digne d’éternité

 

Comment l’aurait ‘il dessiné

Cette madeleine parfumée ?

Surtout ne pas faire les contours

Mais la profondeur, comme toujours

 

Comment peindre toute  la saveur

Et de quelle couleur les odeurs

Savoir exprimer la mémoire

Et les souvenirs, en miroirs

 

J’ai bien une idée insensée

Et j’aimerai la partager

L’essence  de tous les univers

Aurait pu lui servir de vert

 

Toute la flore et toute la faune

Pour, bien sûr, souligner le jaune.

Et pour le rouge, il faut oser

Prendre le sang de l’humanité

 

Le bleu, l’éclat de tous les yeux

Aurait fait un fond merveilleux.

J’espère bien qu’il l’aurait raté

Pour ne jamais le regarder

 

Il est probable en vérité

Qu’un tableau deux fois inspiré

Et porté par de tels génies

Aurait frôlé la pure folie

 

J’aime rêver au-delà du sommeil

Peut être l’ont-ils peint cette merveille

Elle sert de miroirs à tous les dieux

Et tous les deux, en sont, très heureux.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 




BIBLIOTHEQUE

6092009

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BIBLIOTHEQUE

 

J’ai rêvé d’une bibliothèque fermée

Aucun  lecteur n’était autorisé

A visiter, à pénétrer ici.

Ici, sept millions de livres endormis !

 

J’ai demandé pourquoi tous ces secrets

Tant de beauté, mais pas d’air frais !

On m’a répondu très rapidement

Qu’on n’avait pas le choix assurément

 

 

Avant, toutes les fenêtres étaient ouvertes

Sans qu’aucun locataires ne se concertent

Mais les voleurs de rêves partaient avec leurs souhaits

Ils dévoraient les livres ou bien les emportaient.

 

Ici, sept millions de livres endormis

Depuis le commencement de toutes les vies

Tout y est inscrit, sans aucun oubli !

Le nom de l’inconnu, y est en tout petit.

 

Ce savoir immortel et donc intemporel

Est dédié a tous ceux qui n’ont pas besoin d’ailes

Qui n’ont plus aucun désir matériel

Et surtout pas, de pouvoirs spirituels

 

C’est un temple aux errants  gardés par des mendiants

On y entre réellement, tout en y renonçant.

 

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GEOMETRIE

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DECOUVRIR HUNDERTWASSER

http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedensreich_Hundertwasser 

GEOMETRIE

Tout l’univers est à géométrie variable

Nos esprits  endormis ne sont pas assez fiables

L’apparence évidente relatée par nos sens

Est de l’hypnose sociale imposée dés l’enfance.

 

Certains de nos insectes voient notre monde en bleu

Pourquoi notre regard aurait force sur eux

C’est l’outil qui nous dit ce que nous acceptons

Les artistes déforment et nous donnent des leçons

 

Alors ! Me direz- vous, comment peut-on savoir ?

Ce qu’il y a vraiment derrière ce rideau noir

Je vous réponds, sans hésiter, cette vérité

Elle est écrite au front de la simplicité.

 

Quant une énigme échappe aux investigations

C’est presque à chaque fois, qu’il n’y a pas de raison

De poser en ces termes  une interrogation

Il nous faut autrement reposer la question.

 

Nous ne savons pratiquement rien sur le tout

C’est la seule certitude de ce monde un peu fou

De l’intellect aux plus grandes de nos émotions

Nos belles sensations règnent en adéquation

 

 




SCULPTURE

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SCULPTURE

 

On la voudrait chaleureuse et accueillante

Elle est passé avenir et bien présente

C’est la chair de pierre enfantée par l’artiste

Pulpeuse odorante et surtout jamais triste.

 

L’anatomie surgit dans toute sa précision

On ressent même, des corps, l’ultime tentation

On ne peut décemment contempler les statues

Qu’en ayant caressé longtemps leurs âmes nues.

 

On sait à l’évidence, qu’elles nous survivront

Aussi bien dans le temps que dans les émotions

Le savoir du sculpteur, offre de la beauté

La maîtrise de son art, prête de l’éternité.

 

Il n’a surtout jamais été question d’outils

C’est avec tout son être qu’il leur donne la vie

C’est avec tout son sang et un beau marbre blanc

Qu’il peint leur cœur battant, chaud et étincelant.

 

Les pensées des statues sont interrogatives

Quand elles nous voient  passer dans des corps si livides

Nous sommes des ébauches de leur grande perfection

Jamais nous n’atteindrons leur belle exaltation.

 

C’est un instant volé à toute l’évolution

Il témoigne du savoir d’une génération

De l’habileté d’un créateur déchaîné

A vouloir accoucher de sa réalité.

 

 

 

 

 







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