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EDELWEISS

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 EDELWEISS

 

Les fruits de l’hiver sont les promesses du printemps

Ils sont là, vivants sous la neige et impatients

La dure saison du froid, n’est jamais la dernière

Même si dans la lumière, elle n’est pas la première.

 

L’exaltation est là, maquillée par le givre.

Il faut un peu de temps pour qu’elle s’en délivre

C’est une symphonie à chaque fois « renaissance »

Qui vient nous éveiller et enivrer nos sens.

 

Le nouvel opéra commence par les oiseaux

Quelques notes alléchantes, un jour où il fait beau

Et puis éparpillés par un savant hasard

Les parfums du matin donnent un nouveau départ

 

Les bourgeons dessinés sortent de leurs berceaux

Pour peindre des fleurettes sur des arbres si beaux

Là, les couleurs exultent au fond de nos regards

Les senteurs magnifiques réinventent l’espoir

 

J’ai cru pendant l’hiver que tout finissait là

Mais à chaque printemps,  j’ai oublié tout ça.

L’edelweiss hivernal a poussé sur la glace

Ainsi en nos mémoires la vie garde sa place.

 

Si mes mots en vos cœurs raisonnent comme des saisons

Sachez que leurs idées chantent au moins sur deux tons

Je parle de l’hiver et de printemps heureux

Mais aussi des mystères qui tapissent les cieux

 

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LE REVE DE JANUS

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Dans la mythologie romaine, Janus est un dieu à une tête mais deux visages opposés, gardien des passages et des croisements, divinité du changement,

 

Le rêve de JANUS

C’était il y a neuf cent milliards d’années

Nous aimions nous regarder de côté

Nous étions un seul  être « d’éternité »

Nos corps et nous âmes étaient accolés

 

Puis le temps s’est écoulé  doucement

A quinze milliards d’années vers l’avant

« Ce » que nous étions s’est pulvérisé

De cette explosion, l’univers est né.

 

A dix milliards de nos années

La terre est venue se former

Mais c’est à trois milliards d’ici

Que dans l’eau apparut la vie

 

L’homme est venu  te rechercher

A seulement trois millions d’années

Il a erré pendant tout ce temps

Dans l’obscurité, comme un enfant

 

Enfin, il y a cinq mille ans

Il est devenu humain vraiment

C’est en créant dans tous les arts

Qu’il a émergé du cauchemar

 

En un siècle la modernité

Tous les deux, nous a enfantés

Ce jour, à Paris, à midi

Nous nous sommes retrouvés unis

 

Nous pouvons nous regarder en face

Se séparer, des deux côtés d’une glace

Mais je n’oublierai plus jamais

De quelle nature nous étions faits

 

Le mystère, c’est que je me souviens

De chaque seconde sur ce long chemin

Le miracle c’est de mourir souvent

Et de t’aimer éternellement




TOUTES LES FEMMES

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TOUTES LES FEMMES

 

Déjà tout petit à la maternelle

Je m’intéressais fréquemment à elles

J’aimais leurs gestes et leurs déplacements

Leurs visages et leurs grands yeux brillants.

 

Je les trouvais subtiles et déroutantes.

Et le plus souvent très intelligentes

J’ai conservé de ma petite enfance

Le plaisir d’admirer leur élégance.

 

J’ai eu la chance quelques années plus tard

De les aider à porter l’étendard

Les idées de notre génération

Les invitaient à leur libération

 

J’ai appris à me taire pour écouter

Ce qu’elles avaient longtemps dissimulé

La parole, enfin retrouvée, vivait

Et elles en usaient, même à l’imparfait.

 

J’ai croisé après ces événements

Des filles, des femmes, et même des Mamans

J’ai appris simplement en écoutant

Qu’elles voudraient vivre, dans un monde moins violent.

 

Je serai  toujours là et vigilant

Pour me battre, avec elles, à tous les temps

Contre les violeurs de leurs sentiments

Les ordonnateurs de Burkka choquants.

 

Je serai avec vous dans toutes les vies

Comme le chevalier de vos contes de nuit

Je dépose à vos pieds tout ce que je sais

Pour bâtir, ensemble, un monde de paix.

 

 

 

 

 

IMAGE DE CRIS ORTEGA




LES ROIS MAGES

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Les rois mages et l’épiphanie

 

Quand je suis un homme, je ne crois en rien

Si ce n’est, en l’amour, de quelques-uns

Mais quand je deviens poète, c’est la fête

La beauté «  improbable »  est dans ma tête.

 

En « famille » nous avons mangé la galette

Un après midi,  chez notre amie, Huguette

C’est un lieu ou la poésie sourit

Ou l’on écoute, ce que l’autre nous dit.

 

Là, il faut intuitivement regarder

Ce qui n’est pas si facilement  montré

Il se passe toujours quelque chose

Quand les vers s’en vont vers la prose.

 

Ce jour là, les rois mages étaient dehors

Tout  près de nous, dans le décor

Oui ! Je sais le soleil n’était pas à l’est

Ce jour là, il venait, tout à fait, de l’ouest.

 

Pourtant, à l’ombre du seigneur Phoebus

On voit clairement quatre petites puces.

Certains diront, c’est un reflet !

Ca les arrange et c’est parfait !

 

Le fantastique est toujours près de nous

Il faut un œil et le cœur un peu fou

Des enfants et des artistes mendiants

Pour voir l’irréel  et nos sentiments

 

Alors ! Bonne année à  Huguette !

Reste un peu derrière ta fenêtre !

Les cieux ont tant à nous conter

Qu’il faut penser à en rêver

 

 

 

 

 







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