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ECRIRE A APPRENDRE

23012015

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Ecrire à  apprendre

 

J’ai appris à écrire

Sans aucun désir de le faire avec envie !

Puis j’ai fais des rimes dans la contrainte des difficultés.

 

Je n’avais rien à faire rimer dans la facilité.

J’ai lâché  mon  crayon et j’ai oublié de griffonner quelques temps.

Je t’ai rencontré enfant et je t’ai aimé toute une  vie du  temps qui passe.

L’amour remet le stylo… à un bon niveau !

Puis j’ai aimé les arts. Tous !

J’ai traversé mon miroir pour savoir. J’ai vu !

 

Je peux écrire dans le train, sur le chemin de l’enfance vers l’oubli.

 Dans ma mort fantasmée.  Inanimée !

Je peux  écrire  dans ton cœur qui bat  dans le ventre de ton esprit.

Dans le souffle de  tes souffrances muettes gelées.

Je peux  écrire en prison  sans crayon.

Ou en pleine liberté  sans papiers.

 

Je ne savais pas à quel point c’est enfantin mais incertain et plein.

Ecrire c’est inventer  l’ailleurs d’un monde trop bien pensé.

 

Je peux écrire  dans les étoiles. C’est nouveau !

 

Je vous laisse, j’ai des mots à former sur des idées encore informes.

Je dois  rêver  les formes sans déformer  les idées.

Je vais essayer d’écrire en enchantant des  mots magiques

Par des formules  chantées dans un silence approprié

Sans  aucun son trop bien formé pour faire rimer.

 

 




vague a l’âme

17012015

 

 

 

1130

 

Vague  à l’âme

 

Je ne suis pas vraiment triste.

Je suis blessé !

Comme un innocent

Qui a pris une balle dans  l’épaule

Et qui n’arrive  pas à en mourir.

En  vérité ! Je vous le dis !

J’ai mal au vague à l’âme !

Je  comprends  Charlie  hebdo !

Car..

Je n’ai pas besoin d’être Charlie !

J’ai toujours été  Charlie depuis le berceau.

 

Excusez-moi !

J’ai des amis Musulmans !

Et j’ai honte ! D’avoir  peur pour eux !

Sommes-nous tous devenus  fous ?

De ne plus savoir reconnaitre  le respect des différences.

J’ai  l’impression d’être un peu  seul !

Dans un silence assourdissant !

Merci de vos commentaires 

Votre serviteur.

 

 

solitude

 




GEORGES FRANCOIS ET JEAN

9012015

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A JEAN  CABUT  dit  CABU

 

Les  hurlements  surpuissants  sont  muets.

On  a tué  mon copain qui dessinait !

Il dessinait ses envies. Et ses rires.

Cela  ne faisait  pas rire les fous sanguinaires

Qui l’ont  tué  dans  l’hémorragie  de leurs balles.

 

Les tueurs  savaient  Juste  le nom de leur religion.

Mon ami savait  le nom de ses aïeux.

Ils connaissaient les dieux et leur intelligence.

Il avait juste peur  d’avoir peur, mais  pas plus que ça. 

 

Sa femme isabelle MONIN ouvrait  sa  bouche

Pour dire des choses qui débouchent  les oreilles bouchées.

« La  gueule  ouverte »  ou fermée elle débouchait les oreilles.

 

Leur  fils  Mano  solo chantait  la solitude

De ceux  qui n’ont  pas trouvé  l’amour.

Jean est  mort ce matin

Et je ne sais pas pourquoi.

Nous avions  les mêmes jeux  dangereux.

De ceux  qui jouent  avec les mots dessinés.

Nous n’aimions pas  les militaires et nous l’avions dit le même jour

dans un passé  totalement  dépassé,  fossilisé  dans un présent martyrisé.

 

Je continuerai de dire   tes  bêtises en écrivant tes caricatures

Avec  moins de talent.

J’y mettrai un petit peu  plus d’amour

Car j’ajouterai la peine que j’ai de t’avoir perdu

 

 

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BANKSY the street artist

6012015

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Tel un essaim naissant, dans un imaginaire  agité.

J’écris  le talent   d’un autre.

Dématérialisé  en plusieurs possibilités il vit  sa peinture en cris.

Il a décidé  d’exister  sans  tête.

 Un inconnu  célèbre.

Anonymat  des solitudes aux sommets  de son art.

 

Aujourd’hui, je rédige  autrement.

Je  vous raconte une histoire de peintre en souffrance.

Souffrant  de la laideur d’un monde réglé comme une machine  à tuer.

 

Il a l’idée de le dire en surprenant

Pour  ne pas mourir inanimé.

Pour  vivre en rêvant comme  il est né enfant.

 

C’est violent et prenant dans le même instant.

Comment  faire différemment pour chercher simplement à nous  émouvoir.

A nous faire réfléchir sur nos actes  noirs.

 

BANKSY c’est la mauvaise conscience

Des biens pensants normalisés et vaccinés

Une peinture  malade de ces différences hurlantes

Avec  juste un moment de tendresse égaré

Pour nous rappeler que nous avons été  autrefois

Autre chose que des  singes et des rats .

 

C’est le peintre d’un monde en sursis.

Trop sur  de lui.

Il nous dit aussi et c’est la délivrance

Que  les  vases clos ne sont pas des idéaux

Mais des prisons de verre à briser dans l’éclat d’un son cristallin

 

Un talent sans  papiers,  sans permis de chasser

Eloge  de liberté.

 

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